Mis à jour le 21-09-2020

L'Internet, la toile, le web... Un territoire en émergence dont les changements constants peuvent donner la houle. Comment maximiser ses investissements dans le marketing numérique sans tout mettre ses œufs dans le même panier? Tous ces efforts déployés afin de capter l'attention des internautes sont-ils vains? Comme dirigeant d'entreprise, vous vous posez certainement ces questions.

Peut-on rejoindre tout le monde avec Internet ?

Pour répondre à cette question, il faut connaître la proportion de la société qui est branchée à Internet. Selon des informations de 2017 fournies par Wikipédia, on dénote 51 % de la population de la planète connectée à Internet auquel 39 % sont abonnées sur un réseau social ou plus1. Parmi des pays industrialisés comme le Canada, la France ou les États-Unis, le taux d’utilisation d’Internet dépasse le 80 %.

Les régions du Québec ont, pour la plupart d’entre elles, un haut niveau de branchement à Internet2. Le pourcentage s’élève particulièrement dans les grandes agglomérations, telles que le Grand Montréal ou la ville de Québec, où la proportion d'abonnement se situe à plus de 90 %.

Cela confirme que les messages que vous diffusez sur Internet sont accessibles et peut être regardé par la majorité de la population… Surtout si vous déployez les bonnes stratégies !

Que consultent les internautes?

Au niveau de la visite des sites Internet, ceux-ci sont principalement utilisés dans le but de se renseigner. Selon l’Institut de la statistique du Québec, plus de 80 % des répondants ont indiqué que leur navigation sur le web servait en premier lieu à la « rechercher de l’information sur des biens ou des services ».3

Si on se concentre sur l’usage des médias sociaux, selon une étude du CEFRIO de 2018, on comptait alors 41 % des Québécois qui les consultaient pour recevoir des conseils pratiques sur un produit ou une offre quelconque proposée par les sociétés.4

Chez nos voisins, les États-Unis, les réseaux sociaux seraient déjà devenus une référence plus importante que celle des journaux imprimés.5 Les sites d’entreprise et les portails de communication tels que LinkedIn, Twitter et Facebook ressortent ainsi comme des canaux de prédilection pour les organismes et les compagnies qui désirent atteindre leur auditoire.

Suffit-il à une entreprise de se créer un site web pour avoir plus de visibilité sur Internet?

Pour mieux comprendre ce questionnement, il faut d’abord prendre connaissance de la quantité qui est présente en ligne. Selon les données fournies par « NetCraft » et « Internet Live Stats », on retrouvait en 2018 tout près de 1,6 milliard de sites web créés dans le monde.6 Depuis, cette courbe tend à s’accroître d’une façon presque exponentielle .

On remarque également que le nombre d’internautes ne cesse de croître depuis la création d’Internet, et cela à un rythme fulgurant.7 D’ailleurs, lorsqu’on regarde le ratio entre le dénombrement des internautes et celui des sites web, il est frappant de constater qu’il est passé de 108 935 en 1993 à 3,7 en 2015.

Il est envisageable de supposer que dans les prochaines années, le total des sites web dépassera la concentration de personnes présentes sur Internet. Ceci signifie que lorsqu’un individu effectue une recherche, une quantité astronomique d’URL correspondant aux résultats sont disponibles. Sachant que la majorité des citoyens désire obtenir une réponse rapidement, uniquement quelques pages seront consultées.

Quelle est la situation des entreprises concernant le marketing numérique?

Regardons maintenant de plus près la connectivité des entreprises québécoises sur Internet. Selon des données de 2016 de l’Institut de la statistique du Québec, déjà 90,2 % des compagnies étaient reliées à Internet.8 En ce qui concerne leur présence en ligne, 53,4 % détenaient leurs propres pages web et, avec une proportion similaire, 49,1 % étaient sur les réseaux sociaux.9

Parmi les sociétés qui ont un site web, presque l’unanimité y présente de l’information sur les biens et services (98,3 %). Cependant, seulement une minorité de 16,1 % y possède un blogue.10 Connaissant aujourd’hui l’importance de ceux-ci ainsi que toutes les autres stratégies rattachées au marketing entrant (inbound marketing), on peut s’attendre à voir ce chiffre augmenter considérablement au cours des prochaines années.11

Quels sont les avantages pour une entreprise à utiliser les médias sociaux?

Les bénéfices associés à l’usage de portail tels que LinkedIn, Twitter ou Facebook sont multiples pour les sociétés dans le secteur du commerce b2b.12

Cela inclut la possibilité:

  • d'augmenter le trafic sur le site web de la compagnie
  • d'identifier de nouvelles opportunités commerciales
  • distribuer de l'information pertinente sur l’entreprise ainsi que sur les produits et services
  • de récolter des commentaires de consommateurs et de partenaires,
  • de faciliter le dialogue avec la clientèle
  • d'accroître la notoriété de la marque
  • de simplifier l’adaptation aux différents marchés

Selon le CEFRIO, près du tiers (32 %) des Québécois recourent aux réseaux sociaux pour transmettre des commentaires relatifs à l’appréciation d’une marque ou d’une entreprise. De plus, on compte 28 % des gens qui les utilisent pour communiquer avec les compagnies via des messages privés.13 Si la tendance se poursuit, ces chiffres devraient continuer à croître. Pour les sociétés, ce type d’échange est très enrichissant, car il permet de suivre ce qui se dit, et d’interagir avec le public au moment opportun.

Conclusion

Pour qu’une entreprise ou un organisme se démarque sur le web, on doit tenir en considération une multitude de détails, et mettre toutes les chances de son côté en déployant de multiples moyens (voir nos autres publications) . Il est donc peu recommandé de se lancer seul sur ce terrain, sous peine de perdre un temps précieux. Créer un site web et des comptes sur les médias sociaux ne suffit plus; il faut maîtriser le domaine pour obtenir sa place au soleil.